Tchad: des militaires ciblés par deux attaques de Boko Haram

Un village sur les bords du lac Tchad, côté tchadien.
© RFI/Sayouba Traoré

Deux attaques attribuées au groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Boko Haram) ont eu lieu dimanche dans la région du lac Tchad. Bilan : une dizaine de personnes tuées et onze blessés. Depuis quelques mois, les islamistes utilisent le même mode opératoire.

Le communiqué de l’état-major général des armées diffusé dimanche soir indique que finalement ce sont seize assaillants qui ont été tués à Kaiga Kinguirya, au Tchad. Cette localité, où se trouve un cantonnement de l’armée, a été attaquée tôt dimanche matin par des hommes venus du Nigeria voisin. Les Tchadiens ont riposté et sont parvenus à repousser très vite l’ennemi qui semble être entré dans une logique de harcèlement. Dans leur fuite, les islamistes ont aussi abandonné un blessé.

Un peu plus tôt, c’est le poste militaire de Bamou qui avait reçu la visite de trois kamikazes qui tentaient de s’approcher des positions des militaires tchadiens. La sentinelle du camp avait alors donné l’alerte en essayant de les tenir à distance. Mais devant leur refus d’obtempérer, il leur a finalement tiré dessus. Deux kamikazes sont morts sur le coup. Le troisième est parvenu à déclencher sa charge d’explosifs blessant au passage onze civils.

Dimanche soir, les services exploitaient toutes les pistes pour essayer d’anticiper les prochaines incursions du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Boko Haram). Ils essayent d'interroger le combattant islamiste capturé après avoir été blessé à Kaiga Kinguirya.