La ministre française de la Coopération promeut la COP21 au Cameroun

Annick Girardin, secrétaire d’État au Développement et à la francophonie.
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La Française Annick Girardin, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la francophonie, est au Cameroun pour promouvoir la COP21. La ministre française a été reçue en audience, lundi 2 novembre, par le président camerounais, Paul Biya, qui l’a assurée de sa participation au sommet de Paris. Annick Girardin a également rencontré des étudiants de certaines universités de Yaoundé.

Face à un parterre d’étudiants, Annick Girardin est venue jouer les VRP pour la COP21. Au menu des échanges, la question de la contribution attendue de l’Afrique au sommet de Paris : « Je pense que la voix de l’Afrique devait être entendue davantage que celle qui avait eu lieu jusqu’à aujourd’hui. Et pour cela d’ailleurs, la France a même proposé qu’un pavillon Afrique soit installé au milieu de ce site où la conférence aura lieu. Et cette voix de l’Afrique, elle sera entendue ».

L’auditoire écoute, attentif, mais la secrétaire d’Etat au Développement et à la francophonie est loin d’avoir conquis tout le monde à l’image de François, étudiant en histoire : « J’ai eu l’impression personnellement que la COP21, c’est en fait un grand ramdam des Européens et des Occidentaux pour s’assurer que demain, ils auront encore le monopole des énergies nouvelles et que l’Afrique restera encore un continent assisté ».

D’autres questions ont été soulevées, notamment celle de la place des populations locales dans le processus de développement durable soutenu par la COP21. « Nous entendons parler de la protection des forêts, mais nous savons très bien que les populations rurales vivent essentiellement des ressources de la forêt. Est-ce qu’il y aura d’autres moyens de subsistance pour ces populations ? C’est toute la question », interpelle Jeanne, étudiante en sciences politiques.

Une chose est sûre, Annick Girardin a au moins réussi à aiguiser la curiosité de ses interlocuteurs.