Congo-Brazzaville: une partie de l’opposition suspend ses actions

L'ancien ministre, passé dans l'opposition, Parfait Guy Brice Kolelas (ici en 2007), était assigné à résidence depuis près de deux semaines.
© AFP / Martin VAN DER BELEN

Au Congo-Brazzaville, il n'y aura plus de mouvements de désobéissance civile, ni d'opérations « villes mortes » jusqu'à nouvel ordre. La décision a été prise par le Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) et l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), les deux principales plateformes de l'opposition. Les négociations avec le pouvoir ont notamment abouti à la levée du blocus mis en place autour des résidences de deux de leurs leaders assignés à résidence depuis deux semaines.

« Dans un souci d’apaisement, l’IDC et le Frocad décident en toute responsabilité de suspendre à compter de ce jour, 2 novembre 2015, le programme d’action décliné le 29 octobre 2015 ». Jean-Baptiste Bouboutou, un des porte-paroles de l’IDC et du Frocad, n’a délivré ce message qu’après avoir été convaincu que l’étau s’était desserré autour de Guy Brice Parfait Kolélas et André Okombi Salissa. Ces deux anciens ministres, passés à l’opposition, étaient assignés à résidence depuis bientôt deux semaines.

Nouvelle Constitution

La décision de l’opposition de faire machine arrière et d’abandonner ces mouvements de désobéissance civile fait suite à un constat : « Le climat politique qui prévaut actuellement dans notre pays induit à n’en point douter une psychose qui fragilise, qui détériore, gravement le tissu social », constate Jean-Baptiste Bouboutou.

Cette décision est aussi le résultat de longues négociations avec le pouvoir, selon un porte-parole de la police. Les deux partis acceptent désormais de tout régler par le dialogue. Les Congolais peuvent attendre dans le calme et la sérénité la promulgation du projet d’une nouvelle Constitution, récemment adoptée.