Désobéissance civile: l’opposition congolaise s’embrouille

Des opposants au référendum constitutionnel, mardi 20 octobre dans le quartier de Bacongo, à Brazzaville.
© Daddy (pseudonyme), Observateur de RFI et France 24

Marche arrière pour une partie de l'opposition au Congo Brazzaville. Lundi, l'une des plateformes de l'opposition l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) annonçait une suspension des actions de désobéissance pour protester contre la réforme de la Constitution. Finalement, elle précise ce mardi que cette suspension n'est que temporaire, qu'elle ne concerne que la semaine en cours, et en particulier, les journées « ville morte » prévues lundi et mardi.

Les chefs de l'IDC, l'une des deux plateformes antiréférendum de l'opposition, se sont-ils pris les pieds dans le tapis ? Après avoir annoncé ce lundi au nom de l'IDC et du Frocad une suspension du programme d'action de désobéissance civile annoncé le 28 octobre dernier, l'IDC précise ce mardi matin que ce sont uniquement les actions de cette semaine qui sont suspendues.

« Dans un souci d’apaisement, l’IDC et le Frocad ont décidé la suspension des activités de lundi et mardi, c’est-à-dire les activités qui portaient sur la journée « ville morte ». Mais la désobéissance civile se poursuit normalement jusqu’à ce que le projet de Constitution soit retiré », précise bien Augustin Kalakala, le porte-parole de l'IDC.

Le Frocad dément toute communication

Entre hier et aujourd'hui, il semble que l'annonce de l'IDC ait provoqué de sérieux remous au sein de l'opposition. D'abord, le Frocad, l'autre plateforme opposée au référendum, précise n'avoir pas été associé à l'annonce de l'IDC et récuse même à l'IDC le droit de parler en son nom.

Le Frocad juge en effet impensable de suspendre la désobéissance civile. L'un des trois mouvements de la société civile, le Collectif Sassoufit, issu de la diaspora, appelle lui aussi les Congolais à poursuivre la désobéissance civile.