Afrique du Sud: le débat sur le nucléaire fait rage

La centrale nucléaire de Koeberg, située en Afrique du Sud, au nord de la ville du Cap.
© Photo : Handout/Supplied

Alors que l'Afrique du Sud s'apprête à investir massivement dans l'énergie nucléaire pour combler son manque chronique d'électricité, le gouvernement est censé ouvrir un appel d'offres d'ici la fin de l'année. Et cette semaine, Brian Molefe, le président de la compagnie nationale d'électricité, Eskom, a indiqué qu'il est urgent de construire des centrales nucléaires.  

Pour Brian Molefe, l'Afrique du Sud ne peut pas se passer de nucléaire. Le pays détient la seule centrale de tout le continent, Koeberg construite dans les années 1980 et qui produit environ 5% de l'électricité du pays.

Le reste est produit à 90% par des centrales à charbon. Ces centrales vieillissent, sont polluantes et n'arrivent plus à subvenir à la demande croissante d'électricité. Aussi le gouvernement a prévu de doubler sa production d'électricité d'ici 2025 avec un mélange d'énergie renouvelable et de nucléaire.

Pretoria doit d'ailleurs lancer un appel d'offres d'ici la fin de l'année pour la construction de 7 à 8 centrales nucléaires. Sur les rangs, la Russie, la Chine, la France, les Etats-Unis.

Pour les détracteurs du projet, l'Afrique du Sud n'a pas les moyens financiers. La construction de ces centrales coûterait entre 31 et 40 milliards d'euros. Mais pour le président d'Eskom, la compagnie nationale d'électricité, le pays n'a pas le choix.

Si Pretoria veut respecter ses engagements en matière de réduction des émissions de Co2, tout en produisant plus d'électricité, il va falloir s'appuyer sur le nucléaire.