Afrique du Sud: le mouvement étudiant se poursuit

Sit-in étudiant devant l'université du Cap, le 22 octobre 2015.
© REUTERS/Mark Wessels

En Afrique du Sud, la colère gronde toujours chez certains étudiants de plusieurs universités du pays, notamment l'Université de Johannesburg et l'Université du Cap. Il y a deux semaines, le président Jacob Zuma a pourtant donné raison aux étudiants sur leur principale demande, en gelant les frais de scolarité, qui n'augmenteront pas l'année prochaine. Les examens de fin d'année n'ont pas entamé la protestation de centaines d'étudiants qui manifestent toujours, à Johannesburg et au Cap, pour mettre fin au recours à la sous-traitance et aux prestataires de service au sein de l'université.

Juste avant le week-end, 141 étudiants et travailleurs ont été arrêtés pour avoir manifesté illégalement sur le campus de l'Université de Johannesburg. Ils demandaient la fin du recours aux prestataires de services pour le nettoyage ou la sécurité des campus qui participe, selon eux, au gaspillage des fonds de l'université.

Ils sont accusés d'avoir enfreint une décision de justice interdisant toute protestation sur le campus pendant la période des examens. Les manifestants ont passé la nuit en cellule vendredi soir, avant d'être relâchés pour la plupart dans la journée de samedi. Ils ont l'obligation de se présenter lundi 9 novembre devant un tribunal. S'ils ne le font pas, ils risquent de faire l'objet d'un nouveau mandat d'arrêt.

Ces arrestations musclées ont soulevé la colère des parents d'élèves et de certains professeurs qui dénoncent la brutalité des policiers au moment d'interpeller les étudiants. Ces nouvelles manifestations surviennent deux semaines seulement après que des milliers d'étudiants sud-africains en colère ont obtenu du gouvernement l'annulation de l'augmentation de leurs frais de scolarité pour l'année 2016.

Ces manifestations sporadiques sèment en tout cas la confusion parmi les étudiants. A l'Université du Cap, ceux-ci demandent que les examens de fin d'année soient déclarés facultatifs.