Mali: Iyad Ag Ghali rejette l’accord de paix d’Alger

Iyad ag Ghali, leader d'Ansar Dine, le 7 août 2012 à Kidal, lors d'une rencontre avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères.
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Au nord du Mali, l'accord de juin dernier signé entre le gouvernement malien et les groupes armés est censé avoir apaisé les tensions, mais il y a encore des dissidences. Le leader touareg islamiste, Iyad Ag Ghali, dans un document sonore authentifié ce week-end, rejette l'accord de paix signé par ses anciens alliés et il se montre menaçant.

L’enregistrement sonore dure une vingtaine de minutes. Des spécialistes interrogés observent une radicalisation du discours de Iyad Ag Ghali. Dans l’enregistrement, il dénonce fermement la signature en juin dernier de l’accord de paix d’Alger par les groupes armés. C’est une manière, pour lui, de désavouer ses anciens camarades, membres de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), rébellion touarègue, qui ont signé cet accord.

Iyad Ag Ghali prend une nouvelle fois ses distances vis-à-vis de ses anciens alliés et les menace même désormais ouvertement. Contre l’application de l’accord d’Alger, il n’hésitera pas, semble-t-il, à en empêcher l’application s’il a les moyens. Et comme s’il souhaitait endoctriner des jeunes du nord du Mali, il leur demande de se mobiliser contre cet accord.

Dans le même enregistrement sonore, rendu public le mois dernier, donc bien avant les derniers attentats de Paris, Iyad Ag Ghali approuve les attaques passées contre des localités du centre et du sud du Mali, avant de marteler que la France reste un ennemi à abattre.