Fabius en Afrique du Sud: maintenir la COP21, une «nécessité absolue»

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à Pretoria, le 21 novembre 2015.
© AFP PHOTO / STEFAN HEUNIS

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius poursuit sa tournée mondiale pour préparer la COP21. Après un passage en Inde, il se trouvait samedi en Afrique du Sud où il a rencontré le président Jacob Zuma, avant de se rendre au Brésil dimanche. Le ministre des Affaires étrangères a également réagi sur la question du terrorisme.

C'était une « nécessité absolue ». Laurent Fabius l'a martelé, il fallait maintenir l'organisation de la COP21 à Paris, tout en assurant une sécurité maximale.

« Je dirais que c’était d’autant plus nécessaire de la maintenir qu’il y avait cette espèce de pression des terroristes disant la vie doit s’arrêter, vous ne pouvez plus rien faire et je vois un signe extrêmement fort dans le fait qu’aucun des 140 chefs d’Etat et de gouvernements qui devaient venir ne s’est désisté, a assuré le ministre français des Affaires étrangères. Au contraire, certains qui ne nous avaient pas encore répondu, nous ont répondu : nous allons venir parce que face au terrorisme il ne faut jamais céder. »

La coopération face au terrorisme

Le ministre français des Affaires étrangères est également revenu sur l'attaque sanglante de vendredi à l’hôtel Radisson de Bamako en mettant l'accent sur la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme.

« Ce qui s’est passé au Mali, évidemment, est à mettre dans le contexte du terrorisme international, a-t-il souligné. La France, comme vous le savez, assure par différents canaux une présence pour lutter contre le terrorisme dans toute la région, et nous allons continuer. Et donc il faut que non seulement la France, non seulement les puissances de la région, coopèrent à la lutte contre le terrorisme. C’est un mal qu’il faut combattre et qu’il faut combattre en coordonnant toutes nos forces. »

D'autre part, Laurent Fabius a souligné que les solutions et les décisions africaines doivent être privilégiées sur le continent, mais que la France serait toujours prête à apporter son aide, économique ou militaire, sur tous les sujets.

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