[Reportage] Thialy, où l’on vit entre le Sénégal et la Mauritanie

Des femmes produisent du riz dans la vallée du fleuve Sénégal.
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Au Sénégal, le village de Thialy est une petite bourgade sénégalaise d’agriculteurs où l’on vit entre le Sénégal et la Mauritanie. Dans sa série le long du fleuve Sénégal, RFI a fait étape à Thialy.

Baigné dans des nuages de sable et de poussière, Thialy est situé au bout d’une piste de latérite. Maisons en terre et champs se succèdent. L’agriculture, voilà sur quoi repose essentiellement l’économie de la zone.

« Pendant l’hivernage, on travaille les champs de riz et les champs de mil. Ici, il n’y a rien d’autre. Une fois que c’est fini, il n’y a rien d’autre. Tu gagnes 1 500 Francs la journée, cela ne peut pas arranger la famille. Nous n’avons rien, rien, rien ! », explique Ibrahim, 26 ans.

Des sols riches et de l’eau en abondance puisque le fleuve Sénégal coule au pied du village de Thialy. En face, c’est la Mauritanie. Un pays vers lequel tous les habitants se tournent notamment pour se ravitailler.

« Du sucre, de l’huile. C’est moins cher. Les prix de la Mauritanie sont beaucoup moins chers que ceux du Sénégal. Et par rapport à l’argent, aussi. La monnaie sénégalaise est beaucoup plus forte que la monnaie mauritanienne », raconte Monsieur Diallo.

Un collectif de la diaspora vivant en France a collecté des fonds, en partenariat avec l’Etat français, pour monter une école dont l’objectif est celui de former, ou plutôt, de mieux former les futurs agriculteurs de la région afin de développer ce secteur et fixer les jeunes.

« Une école doit avoir des champs, des vergers. En effet, quand l’élève apprend, automatiquement, il doit pouvoir appliquer ce qu’il a appris parce que pour que le Sénégal se développe, il faut la synergie de toutes les forces », spécifie, pour sa part, le directeur Far Gueye.

Il faudra du temps. Tous les jeunes rencontrés n’espèrent qu’une chose : quitter Thialy.