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Madagascar

Madagascar: les partis affichent leurs ambitions pour le Sénat

Siège de la Cenit, Antananarivo.
© RFI/Bilal Tarabey

A Madagascar, les élections sénatoriales auront lieu à la fin du mois, le 29 décembre. Depuis le coup d’Etat de 2009, il n’y avait plus de sénateurs dans le pays. Les grands électeurs sont les maires et les conseillers municipaux fraîchement élus. Il y aura en tout 63 sénateurs, 42 seront élus (7 par province) et 21 seront nommés par le président de la République conformément à la Constitution. Les noms des candidats sont connus et les grands partis affichent déjà leurs ambitions.

Avec plus de la moitié des mairies remportées lors des dernières municipales et autant de grands électeurs potentiels, Rivo Rikotovao, ministre d’Etat et président du HVM, le parti au pouvoir, ne cache pas son ambition. « Notre objectif, c’était de tout gagner. C’est un objectif politique peut-être très ambitieux mais en tout cas, on se met la pression par rapport à ça. »

Du côté du TIM de Marc Ravalomanana, les ambitions sont plus modestes comme l’explique Olivier Donas Andrimahefamparany, secrétaire général du parti : « Nous, on pense gagner plus d’une dizaine de sièges mais ça peut-être revu à la hausse vu que l’on a plusieurs indépendants qui sont avec nous. »

Le Mapar d’Andry Rajoelina, principal opposant au régime compte aussi sur le vote d’électeurs sans étiquette politique. Pierre Houlder Ramaholimiasy, porte-parole du parti, vise une quinzaine de sièges mais dénonce d’ores et déjà des irrégularités. « D’après les rapports de nos responsables régionaux, les responsables étatiques réunissent déjà les conseillers et maires et font des propositions d’argent et des menaces. Tout cela montre encore la volonté de l’Etat et du parti au pouvoir de truquer toutes les élections ». Car pour un président de la République, avoir un sénat de son côté permettrait de contrer, en partie, l’Assemblée nationale qui lui est hostile.

Partis d’opposition et société civile ont également dénoncé la décision de n’avoir qu’une seule urne par commune. Dans les petits villages où le nombre de conseillers municipaux est très faible, cela pourrait compromettre le secret de leur vote.

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