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Mali

Mali: deuil national de trois jours après l’attentat à Bamako

Dans un kiosque à journaux à Bamako, lundi 23 novembre 2015.
© AFP/ISSOUF SANOGO

Le Mali observe, à partir de ce lundi 23 novembre, un deuil national de trois jours. Les pays voisins avec le Mali comme le Sénégal, la Mauritanie ou encore la Guinée ont également décidé d’observer un deuil jusqu’à mercredi, en signe de solidarité, après l'attaque du grand hôtel hôtel Radisson Blu à Bamako. L’attaque de l’hôtel suivie d’une prise d’otages de plusieurs heures, menée vendredi dernier, a fait 22 morts dont les deux assaillants. RFI a recueilli des témoignages dans la capitale malienne, en ce premier jour de deuil national.

Pas de minute de silence, pas de cérémonie officielle, mais les drapeaux du Mali ont été mis en berne. Surtout, le deuil national est une invitation au recueillement faite à chacun.

« On va faire le deuil avec tout le monde. On va tous le faire pour que tous ceux qui ont perdu la vie, pour que ces gens-là soient honorés. Pour les parents aussi qui ont perdu leurs proches, pour qu’ils sachent que les Maliens pensent vraiment à eux. »

« On n’a pas le choix. Il y a un évènement qui s’est passé. Nous, on ne voulait pas cela, mais on ne pouvait pas empêcher cela. Nous sommes obligés de prier pour les parents et pour ceux qui ont perdu leur vie.  »

« Symboliquement, cela représente pour nous des efforts par rapport à ceux qui sont morts pour la cause nationale, car ce sont des personnes de différentes nationalités qui étaient là. Elles étaient là pour soutenir ces pays-là et des gens, venus de n’importe où, on ne sait pas, tuent. Le deuil se fait pour que nous pensions à ces victimes-là et cherchions à comprendre, à réfléchir sur ce qu’il faut faire pour éviter de telles choses encore au Mali. »

« Le deuil national, c’est bon. Cela nous permet de penser à nos frères et à nos amis. Donc, pour moi c’est important. »

Outre les deux assaillants, vingt personnes ont été tuées et six blessées lors de l'attaque de l'hôtel Radisson.

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