Vers une médiation internationale en RDC?

Joseph Kabila, président de la RDC, au sommet UA-Etats-Unis le 6 août 2014 à Washington.
© AFP PHOTO/JIM WATSON

En République démocratique du Congo, une semaine après l'annonce par le président Kabila de sa volonté de tenir un dialogue, on parle de plus en plus d'une facilitation internationale. C'est l'une des exigences de l'UDPS, l'un des principaux partis d'opposition dans le pays. Cette semaine, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, aurait remis une lettre au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, proposant plusieurs noms de facilitateurs.

Des noms circulaient déjà depuis plusieurs semaines concernant un médiateur international en République démocratique du Congo. Comme celui de l'envoyé spécial des Nations unies pour les Grands lacs, l'Algérien Saïd Djinnit ou encore celui du président de l'Assemblée générale du Sénégal, Moustapha Niasse. Deux autres personnalités africaines feraient partie des noms proposés par le chef de l'Etat congolais : l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan ou encore le président de l'Angola, Edouardo Dos Santos. Une information toujours pas confirmée côté onusien.

On reconnaît seulement des consultations entre New York et Kinshasa en vue de la nomination d'un facilitateur. Cette nomination est imminente, croit savoir le secrétaire général de l'UDPS. Bruno Mavungu se réjouit que la communauté internationale prenne les choses au sérieux. L'UDPS avait cette semaine posé un ultimatum, soumettant sa participation au dialogue politique à son ouverture avant la fin du mois de novembre. « Cet ultimatum veut juste dire que nous voulons aller au dialogue très vite », minimise aujourd'hui Bruno Mavungu.

Le porte-parole de la majorité présidentielle ne veut pas s'avancer sur une date. « C'est la prérogative du président », précise André-Alain Atundu. Sur la question de la nomination d'un éventuel médiateur. « Il est exclu que ce soit un arbitre ou un juge », estime le porte-parole de la majorité. L'UDPS est jusqu'ici la principale formation de l'opposition à accepter l'idée de ce dialogue. La plupart des autres partis refusent d'y participer, craignant qu'il ne s'agisse que d'une diversion en vue d'imposer un glissement du calendrier électoral.