L'Algérie veut punir le départ à l'étranger des aspirants jihadistes

Deux cents Algériens ont rejoint la Syrie, estime la présidence. Photo : Vue de la Vieille ville d'Alger.
© REUTERS/Zohra Bensemra

En Algérie, un nouveau projet de loi prévoit de criminaliser le fait de partir à l'étranger pour participer à des actions terroristes. Ce projet de loi vient renforcer d'autres mesures prises par le pays pour empêcher le développement de nouveaux groupes terroristes.

Deux cents Algériens ont rejoint la Syrie, selon un conseiller de la présidence de la République. La moitié d'entre eux est impliquée dans des actions armées. C'est beaucoup moins qu'en Tunisie, mais cela reste une priorité pour Alger.

Le nouveau projet de loi des autorités prévoit de punir tout départ à l'étranger pour participer à des actes terroristes ou pour y suivre un entraînement. Cinq à dix ans de prison et une amende de 1 000 à 5 000 dollars. Même peine pour ceux qui financent des groupes terroristes ou ceux qui recrutent pour via internet, qu'ils soient Algériens ou étrangers résidents en Algérie.

Un fichier de suspects

Les autorités ont annoncé qu'elles avaient également constitué un fichier de suspects qui pourraient rejoindre des groupes terroristes à l'étranger et qu'elles avaient accentué le contrôle aux frontières et la surveillance d'internet.

Parallèlement, depuis des mois, le ministère des Affaires religieuses assure qu'il tente de lutter contre la radicalisation en assurant la formation des imams.

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