Les Etats-Unis sanctionnent quatre responsables burundais

Parmi les personnalités visées par les sanctions, deux sont des proches de Pierre Nkurunziza.
© AFP PHOTO / MARCO LONGARI

Peu après l'Union européenne, les Etats-Unis ont imposé lundi des sanctions à quatre personnalités burundaises impliquées dans les violences qui ont plongé le Burundi dans la crise qui a éclaté en avril.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

L'administration Obama avait toujours été hostile à ce que Pierre Nkurunziza brigue un troisième mandat, contraire à la Constitution burundaise. Mais à l'heure de la punition, Washington frappe de façon égale partisans et adversaires du président, tous accusés d'avoir contribué aux troubles et d'atteintes aux droits de l'homme.

Deux des quatre personnalités visées font partie du gouvernement : le numéro 2 du régime, Alain-Guillaume Bunyoni, ministre de la Sécurité publique, et le directeur général adjoint de la police, Godefroid Bizimana, qui ont eu recours à un usage disproportionné de la force contre les opposants.

Les putschistes aussi

Les deux autres sont des anciens du régime ayant comploté contre le président Nkurunziza lors du putsch raté de mai le général Nyombaré, ex-chef d'état-major de l'armée, en fuite, et Cyrille Ndayirukiye, ex-ministre de la Défense, qui lui est en prison.

Parmi les sanctions qui leur sont imposées : restriction de leurs déplacements et gels de leurs avoirs.

Le porte-parole du conseil de sécurité nationale, Ned Price, a expliqué que le gouvernement avait créé un climat de peur et que ses opposants avaient eux aussi recouru à la violence. Le Burundi, a-t-il déclaré, est au bord du précipice, mais il est encore temps de trouver une solution politique à la crise.