Attaque de l’hôtel Radisson de Bamako: les questions qui subsistent

Un soldat malien devant l'hôtel Radisson de Bamako, deux jours après l'attaque terroriste qui a fait 22 morts, le 20 novembre 2015.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Au Mali, après l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako vendredi, les investigations se poursuivent. Des experts français et d'autres spécialistes, notamment des Nations unies, sont venus épauler les enquêteurs maliens. L'enquête progresse mais des questions et des zones d'ombre à éclaircir subsistent.

Ce dont on est sûr c'est que le jour de l’attaque, les assaillants sont venus par le côté ouest de l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Ils avaient une valise, révèle le procureur qui dirige l’enquête. Ils l’ont ouverte pour sortir des armes automatiques et tirer sur les agents de la société de gardiennage de l’hôtel, avant de se diriger vers le hall pour y faire un carnage.

Comment expliquer l’absence de forces de sécurité maliennes dans le dispositif de protection de l’hôtel ?

Combien d'assaillants ?

Il y a également la question du nombre exact des terroristes. Ils étaient « deux » qui ont d’ailleurs été « tués », insistent les enquêteurs.

Non, ils étaient cinq et trois ont pu s’enfuir, affirme, dans un communiqué revendiquant l'attaque, le Front de libération du Macina (FLM), un groupe jihadiste.

Des complices en fuite ?

Autre zone d’ombre, un journal malien affirme, citant des travailleurs de l’hôtel, que des jihadistes logeaient au Radisson Blu quelques jours avant l’attaque. Les enquêteurs ne confirment pas, mais reconnaissent qu’il y a des complices qui sont en fuite.

Au moins deux pistes existent pour les retrouver, estiment les enquêteurs qui multiplient, à Bamako, réunion sur réunion. Outre les Français, des techniciens belges et canadiens sont arrivés au Mali pour les épauler.


« Le Mali n'est pas seul »

Thomas Boni Yayi a tenu ce lundi à apporter son soutien aux Maliens après l'attentat de vendredi. « Dans cette épreuve, le Mali n’est pas seul. Je veux vous dire que cet attentat odieux, nous le condamnons. C’est injustifiable, quel que soit le moment, quelle que soit la personne, quel que soit le lieu ! Tout terrorisme, nous ne l’acceptons pas. Nous voulons un monde de paix. Le Mali est le cœur de notre union ! L’intégrité du Mali n’est pas violable. Ce n’est pas une affaire du Mali seul », a déclaré le président béninois, condamnant fermement au passage « un attentat odieux ».