RDC: la Ceni plaide pour le dialogue national

Kinshasa, le 3 décembre 2011. Un agent électoral de la Céni au milieu des sacs de bulletins de vote.
© © AFP / Gwenn Dubourthoumieu

En République démocratique du Congo (RDC), depuis lundi, des représentants de la société civile de tout le pays sont réunis à Kinshasa. Un forum de deux jours pour parler du dialogue proposé par Joseph Kabila, du processus électoral à venir et du rôle que doit jouer la société civile. Une série d'acteurs issue de ses rangs, mais aussi des experts et des politiques ont été invités pour donner leur point de vue et répondre aux questions de l'Assemblée.

La Ceni prépare une nouvelle évaluation du processus électoral pour voir ce qui est possible dans le temps qui reste. C'est ce qu'annonce Delion Kimbulungu, le chargé de communication de la Ceni aux représentants de la société civile.

Il leur explique également les contraintes logistiques, le besoin de construire des infrastructures et de renouveler le parc automobile. Et surtout la nécessité pour les acteurs politiques de se mettre d'accord. Des acteurs politiques qui par leurs divergences auraient, selon lui, fait perdre beaucoup de temps.

Delion Kimbulungu a plusieurs fois répété que le dialogue proposé par Joseph Kabila pourrait avoir un impact bénéfique sur le travail de la Ceni. Ses propos ont choqué son co-paneliste, l'opposant Me Jacques Ndjoli, vice-président de la commission électorale en 2011 et sénateur MLC (Mouvement de libération du Congo).


Vital Kamerhe prêt à participer au dialogue national si Kabila fait un geste

Alors que la convocation du dialogue par le président Joseph Kabila est attendue, convocation que l'on dit imminente dans son entourage, plusieurs parties et organisations de la société civile ont clairement marqué leur volonté de ne pas y participer. C'est notamment le cas de la dynamique de l'opposition, la principale plateforme dont fait partie l'UNC de Vital Kamerhe. Cette figure de l'opposition se dit néanmoins prêt à rejoindre ce dialogue si le chef de l'Etat fait un geste, annoncer qu'il respectera la Constitution, y compris pour les délais constitutionnels de la présidentielle et qu'il souhaite que les participants au dialogue s'inscrivent dans le même schéma.

Si le président, dans un message solennel à la nation, dit dès le départ à la nation, "je ne voudrais pas que le dialogue puisse avoir comme finalité la modification de la Constitution". Il s'engage à respecter la Constitution et rassure le peuple congolais qu'il ne va pas briguer le troisième mandat et n'est pas candidat. Pour mon parti, ça suffit pour que nous puissions participer aux pourparlers qui vont permettre au peuple congolais d'avoir un calendrier inscrit dans le délai constitutionnel.
Vital Kamerhe
24-11-2015 - Par RFI