CEEAC: transition prolongée en République centrafricaine

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza, le 11 mai 2015 à Bangui.
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La situation en Centrafrique était au centre d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), mercredi 25 novembre 2015. Le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, a retrouvé son homologue gabonais Ali Bongo à Libreville. Conclusion : le Gabon s'engage à verser une contribution d'un milliard de francs CFA pour financer les élections en RCA. Mais la transition politique est prolongée jusqu'au 31 mars 2016. Vue de Bangui, que signifie concrètement cette prolongation ?

Il s'agit d'une prolongation technique qui vise à permettre à l’actuelle Transition d’aller au bout du processus électoral. Pour rappel, avant la décision de la CEEAC mercredi soir, la transition devait prendre fin le 30 décembre.

Or, selon le calendrier électoral promulgué au début du mois, le premier tour des élections législatives et présidentielle doit se tenir le 27 décembre, le second tour est prévu le 31 janvier 2016 et les résultats définitifs sont attendus fin février. Il faudra ensuite installer les nouvelles institutions, puis que le nouveau président prête serment ce qui nous conduira courant mars.

Pendant toute cette période, pour ne pas qu’il y ait de vacance du pouvoir, les institutions de transition pourront donc rester en place, grâce à cette prolongation par la CEEAC. Cela ne siginifie pas qu’il n’y aura pas de nouveau glissement, de nouveau report de quelques jours.

L’expérience a montré que rien n’était gravé dans le marbre, mais le lancement du marathon électoral avant la fin de l’année témoigne de la volonté très ferme des autorités de transition et de la Communauté internationale. Un processus qualifié d’irréversible par la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza et la CEEAC a répété mercredi soir son soutien au calendrier électoral tel qu’il a été promulgué.