Coup de pouce de la CEEAC au processus de transition en Centrafrique

Enfants réfugiés près de l'église Saint-Sauveur de Bangui, en Centrafrique, le 25 novembrer 2015.
© REUTERS/Siegfried Modola

Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) s'est tenu hier, mercredi 25 novembre, à Libreville. Il était consacré à la situation en Centrafrique. Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville et Ali Bongo Ondimba, du pays hôte, sont les deux chefs d’Etats de la CEEAC qui ont participé à ce sommet, qui a annoncé quelques décisions.

Les dirigeants de la CEEAC sont réalistes. Le regain de violence ces derniers mois à Bangui ne permet pas d’organiser les élections avant le 31 décembre. Ils ont donc décidé de repousser la fin de la Transition. Ahmad Allam-Mi, secrétaire général de la CEEAC. « A la demande des trois hautes autorités de la transition en Centrafrique, la transition politique est prolongée pour la période allant du 31 décembre 2015 au 31 mars 2016 », déclare le secrétaire général.

Outre les difficultés sécuritaires, se pose aussi un problème financier à l'organisation d'un scrutin. Le budget des élections qui mettront fin à la transition accuse un déficit de près de 4 millions de dollars. Les dirigeants de la CEEAC ont décidé de mettre la main à la poche. Le Gabon signera un chèque d’un milliards de FCFA. Les autres Etats membres annonceront leur contribution prochainement.

En retour, la CEEAC demande aux leaders politiques centrafricains d’aimer leur propre pays. Les personnes qui tenteront de troubler la fin de la transition seront envoyées à la CPI avertit le communiqué final.