Madagascar: arrestation d'un homme soupçonné de terrorisme

Des policiers malgaches à Antananarivo, en octobre 2014. (Photo d'illustration)
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Un homme a été arrêté vendredi 20 novembre à Madagascar. Il est soupçonné d'être un terroriste, sympathisant de l'organisation Etat islamique. Les forces de l'ordre l'ont repéré après la diffusion de messages sur les réseaux sociaux où il véhiculait des messages islamistes de haine et anti-français depuis les attentats de Paris. L'homme, connu des services de sécurité de l'Hexagone, a été libéré après 24 heures de garde à vue. C'est une première dans un pays qui n'a jamais été frappé par des actes terroristes liés à l'islamisme radical.

L'homme serait un franco-malgache d'origine indo-pakistanaise. En 2000 Il avait déjà été arrêté pour port d'arme prohibée en France. Et ce sont les services de sécurité français qui ont mis leurs homologues malgaches sur sa piste, dans le cadre de la coopération entre les deux pays.

Depuis les attentats à Paris, le suspect, visiblement sympathisant du groupe Etat islamique, faisait l'apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux. Ses propos, particulièrement virulents, ont convaincu la justice malgache d'intervenir, craignant le passage à l'acte d'un loup solitaire.

La perquisition de son ordinateur a révélé la présence de plusieurs vidéos de propagande islamiste et des e-mails échangés avec la Syrie. Mais l'homme aurait effacé beaucoup de ses données informatiques et les enquêteurs sont en train de tenter de les récupérer.

Garde à vue

Alors était-il en train de préparer un attentat ? De tenter de recruter des adeptes ? Ou faisait-il simplement l'apologie de la haine envers les Français ? L'enquête doit le déterminer. D'autres personnes, qui auraient tenté de sortir du pays mercredi soir et qui font partie de ses relations, doivent également être interrogées. Moins de 24 heures après son arrestation, le suspect a été libéré de sa garde à vue.

Dans un pays où le risque d'attentat reste très faible, les gendarmes se montrent particulièrement zélés. Ils expliquent qu'ils veulent rassurer, montrer qu'ils sont vigilants et capables d'agir. Bref, ils ne veulent négliger aucune menace à un an du sommet de la Francophonie.

L'ambassade, les consulats, les Alliances française et les écoles françaises ont été placés sous protection renforcée dans le pays depuis les attentats survenus à Paris le 13 novembre dernier.