Présidentielle au Bénin: Lionel Zinsou candidat pour le parti au pouvoir

L'homme d'affaires franco-béninois Lionel Zinsou désormais Premier ministre du Bénin, ici, le 4 février 2015.
© AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

La présidentielle au Bénin sera le 28 février prochain. Et, à cette occasion, le parti au pouvoir sera représenté par l’actuel Premier ministre, Lionel Zinsou. Une décision prise ce jeudi après une réunion entre le président Thomas Boni Yayi et des députés du parti FCBE.

Après plusieurs jours de rumeurs, l’information est donc confirmée. Le choix de Lionel Zinsou a été arrêté mercredi, lors d’une concertation du bureau politique de l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent en présence du chef de l’Etat Boni Yayi. D’après nos informations, les principaux leaders de cette formation étaient tous là. L’ancien banquier d’affaires a été désigné parmi dix candidats.

Le porte-parole des FCBE, joint ce matin par RFI, a détaillé les raisons de ce choix : Lionel Zinsou est un intellectuel, il a une grande expérience et une grande connaissance dans le domaine économique, il a aussi beaucoup de relations au niveau international et avec des investisseurs, autant d’atouts pour le développement du Bénin. Autre argument, toujours selon le porte-parole des FCBE, il est le meilleur candidat pour garantir l’unité nationale. Lionel Zinsou est originaire du sud du pays, une donnée qui compte, sachant que l’actuel président Boni Yayi vient du Nord.

Pas encore de candidat pour l’opposition

Dès demain, les militants vont être informés et Lionel Zinsou sera prochainement investi. Reste à savoir comment réagiront ses militants, car l’annonce de sa candidature à la candidature avait fait grincer quelques dents. Pour certains, il manque de légitimité, ce n’est pas l’avis des leaders du FCBE qui l’ont donc choisi. L’actuel Premier ministre est parfois vu comme un acteur de l’ombre de cette famille politique depuis 2006 et l’avènement au pouvoir de Boni Yayi.

En tout cas, cette annonce va décanter un peu la situation. A trois mois du premier tour de la présidentielle, les grands partis n’avaient pas encore de candidat, c’est donc fait pour les FCBE. Cela va peut-être inciter les formations de l’opposition à avoir le leur.