Madagascar: l'homme suspecté de terrorisme libéré sous surveillance

Patrouille de police à Antananarivo (photo d'illustration).
© AFP PHOTO/Aline RANAIVOSON

A Madagascar, l’enquête continue sur le présumé terroriste arrêté vendredi dernier. Ce Franco-Malgache d’origine indo-pakistanaise avait été placé en garde à vue après avoir publié des messages faisant l’apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux après les attentats de Paris. Des vidéos et images de propagande ont été retrouvées sur son ordinateur. On apprend aujourd’hui qu’il a été libéré de sa garde à vue. Ce genre d’affaire est une première à Madagascar et, selon les services de renseignement, il n’y a pas de risque d’attentat.

Le suspect a été libéré après moins de 24 heures de garde à vue pour raisons médicales. Il serait en effet un peu perturbé psychologiquement. Mais les forces de l’ordre restent prudentes. Le suspect est aujourd’hui sous surveillance, et ne peut pas quitter la capitale comme l’explique le général Anthony Rakotoarison, directeur de la Sécurité et des Renseignements à la gendarmerie. « On a trouvé sur son ordinateur de la propagande jihadiste et des images très violentes. On ne peut dire encore aujourd’hui qu’il a un lien avec les jihadistes, on ne peut pas dire qu’il est terroriste mais c’est un fanatique du jihadisme et l’enquête continue ».

Ce sont désormais ses proches, sa famille et ses amis qui sont interrogés mais le général se veut rassurant. Ce cas reste une exception, même s’il reconnaît que de plus en plus d’étrangers radicalisés arrivent sur la Grande île. « Pour l’instant nous ne pouvons pas dire qu’il y a des extrémistes et il n’y a pas de risques d’attentat à Madagascar mais comme dans tous les pays il y a une poussée de l’islamisation ; surtout depuis le 13 novembre dernier. On a renforcé la surveillance et la recherche de renseignement sur tout le territoire de Madagascar ».

Depuis les attentats à Paris, les écoles françaises, l’ambassade, et les consulats notamment sont placés sous protection renforcée dans le pays.