Elections au Burkina: Faso Médias, la synergie radio pour le scrutin

Inaugurée le 6 novembre, Faso Médias est la première synergie radio réalisée au Burkina Faso.
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Dimanche, les Burkinabè votent pour leurs premières élections libres et transparentes depuis plus de 30 ans. Un scrutin historique pour lequel les radios du pays se mobilisent avec le soutien de la France et de l'Union européenne. Elles se sont regroupées dans une « synergie » baptisée Faso Médias pour la couverture de ces élections.

« Vous écoutez Faso Médias FM, un programme spécial élections 2015 en direct… » Elles sont 60 radios privées du Burkina Faso à mettre en commun leur force de frappe pour ces élections, une volonté soutenue par la France, l’Union européenne et notamment par CFI, l’agence française de coopération média.

Salomé Sabattini, chef de projet : « Nous avons formé 60 journalistes, des correspondants électoraux qui sont répartis dans plus d’une cinquantaine de localités du pays et qui vont couvrir le scrutin pour cette synergie. »

Soumaila Rabo est le rédacteur en chef de cette synergie des radios, sa philosophie tient en une phrase. « Il faut que les citoyens soient au même niveau d’information quel que soit le lieu de résidence », estime-t-il.

Dimanche soir, la synergie donnera donc tout au long de la soirée, les résultats recueillis par ses 60 correspondants, elle donnera aussi la parole aux acteurs politiques avec le souci constant de ne pas se substituer à la Commission électorale. « Il ne s’agit pas de venir se proclamer vainqueur du scrutin sur nos antennes, précise Soumaila Rabo. il s’agit de venir dire quelles leçons on tire d’un processus que nous avons conduit ensemble. »

« Sur votre radio, avec Faso Médias FM, suivez le programme spécial élection 2015, entre 8h et 10h. »

Pierre-Yves Schneider de CFI, voit dans cette synergie une preuve supplémentaire de la vitalité démocratique du Burkina Faso. « Cette synergie, elle est exceptionnelle, ce n’est pas la première en Afrique mais il n’y en a pas eu beaucoup. Il y en a eu une en Guinée en 2010, qui n’a pas été facile à réaliser. J’ai l’impression que là, il y a une qualité professionnelle qui fait que je suis assez confiant sur la manière dont les choses vont se faire. »