RDC: le président Kabila annonce la convocation d'un dialogue national

Le président congolais Joseph Kabila, en octobre dernier à Beni.
© AFP PHOTO/ALAIN WANDIMOYI

Dans une allocution radiotélévisée prononcée samedi soir, le président Joseph Kabila a annoncé la convocation d'un dialogue national pour donner une chance au processus électoral, à un peu plus de 13 mois de la fin de son mandat. Un dialogue qui portera entre autres sur le calendrier électoral, le financement et la sécurisation du scrutin. Un dialogue auquel les Forces Acquises au Changement, membre de la Dynamique de l'opposition, refusent de participer.

C’est un dialogue politique national et inclusif que vient de convoquer le président Joseph Kabila. Ces assises devraient permettre d’aplanir les divergences profondes qui, selon le chef de l’Etat, apparaissent chaque jour qui passe sur l’édifice national.

Il s’agit des questions politiques diverses parmi lesquelles le dernier découpage territorial et le ficher électoral. Le président de la République a insisté sur l’organisation des élections avec des moyens peu couteux, évoquant également la démocratie de développement.

Ni la date, ni le format du dialogue n’ont été précisés par le président dans son allocution radiotélévisée.

Outre la mise en place d’un comité préparatoire pour s’occuper de toutes les questions techniques liées à l’organisation de ce dialogue, Joseph Kabila a annoncé, sans autre détail, des mesures de grâce présidentielle en vue de pacifier les esprits.

En cas de difficulté, ce dialogue pourra bénéficier d’une cofacilitation internationale. La nation tout entière est invitée à accompagner le dialogue par des conseils et des prières. Et à ceux qui « hésitent encore de répondre à l’appel pathétique » du peuple, le président Kabila a demandé de rejoindre les rangs.

Monsieur Kabila nous dévoile sa vraie intention, celle de faire un coup d'Etat constitutionnel (...) l'article 64 de la Constitution est très clair, le Congolais a le devoir de faire échec à tout individu qui réclame le pouvoir en violation de la Constitution
Martin Fayulu
28-11-2015 - Par Laetitia Bezain