COP21: les jeunes des îles de l’océan Indien s'activent

L'avenue de l'Indépendance, dans le centre-ville d'Antananarivo.
© Bilal Tarabey / RFI

A la veille de la COP 21, la grande conférence sur le climat qui doit réunir à Paris, à partir du lundi 30 novembre, les pays du monde entier afin de parvenir à un accord sur le changement climatique, les jeunes aussi veulent participer et donner leurs avis. A Madagascar, depuis jeudi, 200 jeunes des îles de l’océan Indien sont réunis à Antananarivo.

A l'initiative des associations de jeunes à travers le monde, s'est organisée la 11e Conférence des jeunes, ou COY 11 (« Conference of Youth »). Pour la première fois, la COY permet à des jeunes de se réunir dans plusieurs pays du monde comme la France, le Canada, le Brésil, le Bénin, le Maroc, en Inde, au Japon, en Nouvelle-Calédonie et, pour la zone océan Indien, à Madagascar. Depuis jeudi, des ateliers réunissant 200 jeunes des îles de l'océan Indien sont donc réunis à Antananarivo pour échanger sur les meilleurs moyens de protéger l'environnement.

Marie Christina Kolo est coordinatrice de la COY 11 à Antananarivo. Elle explique que le but de cette COY est un partage d'idées et l'élaboration d'un plaidoyer qui servira à faire du lobbying auprès des dirigeants : « Nous, au niveau de l’océan Indien, on se sert de cette COY, en fait, pour nous rassembler. Pour la première fois, toutes les associations de jeunes de l’océan Indien sont réunies ici et c’est l’occasion, pour nous, de créer un réseau qui sera durable », s'est-elle réjouie.

« Problématiques régionales »

« On a prévu de mener des projets ensemble, poursuit-elle. Il y a eu des séances de discussions sur comment on peut partager nos initiatives, comment on peut apprendre des initiatives des Comores, comment on peut apprendre de celles de Madagascar. Là, maintenant, on est en train de travailler sur des problématiques régionales qui sont communes à toutes les îles de la région, notamment la montée des eaux au niveau des océans ».

« Ce que nous aimerions proposer surtout, c’est que l’on puisse insister davantage sur l’éducation environnementale. Cette année, l’objectif de cette COY, c’est de mettre en place une déclaration mondiale des jeunes sur le climat et nous, au niveau régional, de mettre en place une déclaration régionale des jeunes de l’océan Indien. Le manifeste, la déclaration régionale ne sont que des outils de plaidoyer qui vont nous servir, en fait, à appuyer notre travail et à faire en sorte que la voix des jeunes soit entendue et que l’on puisse aussi donner nos solutions », a enfin indiqué Marie Christina Kolo.

Et, ce dimanche 29 novembre, la Marche mondiale pour le climat débutera - pour Antananarivo - au stade municipal de Mahamasina pour se terminer devant l'hôtel de ville par un concert gratuit jusqu'à 20 h.