François Bozizé, candidat à la présidentielle centrafricaine

François Bozizé à l'époque où il était président de la République centrafricaine.
© AFP PHOTO/JOHN THYS

François Bozizé a déposé sa candidature pour l'élection présidentielle du 27 décembre en Centrafrique. L'ex-chef d'Etat a attendu la dernière minute. Les dépôts de candidature sont clos depuis vendredi. Toujours réfugié à l'étranger, c'est son porte-parole qui a déposé le dossier.

Fançois Bozizé est prêt à faire face à la justice de son pays, mais pour ça il faut qu'il puisse revenir. Et par là même, pouvoir battre le pavé, faire campagne. Ce sont les mots de Béa Bertin, le porte-parole du KNK, le parti de l'ancien président centrafricain. Il l'affirme : François Bozizé est prêt à répondre de ses actes, mais avant ça, il faut laisser place à la réconciliation.

« Dans un premier temps, il faut procéder à un dialogue, condition d’une réconciliation, argumente le porte-parole. Une fois que cette étape sera résolue, nous allons passer à cette étape de justice qui est un temps qui est long parce que ça nécessite des enquêtes, des contre-enquêtes, dans le cadre d’un procès. Ce temps peut prendre peut-être cinq ans, dix ans, et donc si Bozizé a de quoi répondre devant la justice de son pays, la meilleure façon, c’est le laisser rentrer ici, parce que bénéficiant de la présomption d’innocence… La réconciliation aujourd’hui, ça n’attend pas. »

La justice d'accord, mais après les élections. Voilà en résumé ce que souhaitent les dirigeants du KNK.

Une candidature déjà compromise ?

Alors pour ça, il faut d'abord que la candidature de François Bozizé soit validée par l'autorité nationale des élections. C'est le préambule. Puis que l'ex-président puisse revenir dans son pays. Il est sous le coup d'une sanction des Nations unies qui doit, en théorie, l'empêcher de voyager. Un mandat centrafricain a aussi été émis à son encontre. De quoi compromettre les projets de campagne présidentielle en Centrafrique.

Le KNK compte aussi sur les législatives pour appuyer ses idées. Plus d'une cinquantaine de candidats à travers le pays porteront les couleurs orange, le symbole du parti de François Bozizé.