Burkina Faso: premières tendances après une présidentielle historique

Opération de vote à Ouagadougou lors de la présidentielle au Burkina Faso, le 29 novembre 2015.
© REUTERS/Joe Penney

Le Burkina Faso a vécu un moment historique ce dimanche avec les premières élections libres depuis 35 ans. Un an après la chute de Blaise Compaoré, 5,5 millions de Burkinabè étaient appelés aux urnes pour élire leurs députés et leur président. Un scrutin qui s’est déroulé sans incident. Ce lundi, les premiers résultats ont commencé à être compilés et des tendances se dessinent.

La centralisation des résultats s’effectue d’abord au niveau des 368 communes du pays, puis de ces communes jusqu’à la capitale. La Commission électorale possède son propre système de transmission par satellite, baptisé V7, et peut donc faire remonter rapidement les résultats dans la capitale. Barthélémy Kéré, le président de la Céni, assure que ce système va lui permettre d’annoncer dès ce lundi soir les résultats provisoires globaux.

Dans une volonté de transparence absolue, la Céni publie sur son site internet depuis cette nuit les résultats partiels. En milieu de matinée, on avait ainsi les résultats de 21 des 368 communes et sur ces communes, Roch Marc Christian Kaboré arrive en tête de la présidentielle devant Zéphirin Diabré et Bénéwendé Sankara. Des premières tendances qui confirment d’ailleurs ce que disaient les sondages ces dernières semaines.

Une réussite électorale

Le président de la Céni s’est dit globalement satisfait du déroulement du vote. Il est vrai que hormis des retards dans l’ouverture de certains bureaux, aucun incident majeur n’a été signalé. Sur le plan de la participation, on nous prédit une bonne surprise, Barthélémy Kéré se contentant de parler hier soir d’une participation « appréciable ».

Et ce lundi, il plane sur Ouagadougou une atmosphère de satisfaction. Satisfaction des citoyens, heureux d’avoir pu accomplir leur devoir. Contentement des électeurs d’avoir eu un véritable scrutin et non une élection jouée d’avance, comme ce fut souvent le cas durant les 35 dernières années. Satisfaction aussi des autorités de la transition qui ont pu mener à terme la mission qui leur avait été confiée, après le renversement de Blaise Compaoré en octobre 2014. Et satisfaction enfin des observateurs de la société civile qui avait pu librement placer ces élections sous surveillance.