Congo: l'opposant Paulin Makaya placé en maison d’arrêt à Brazzaville

Paulin Makaya a été inculpé par la justice après avoir passé 8 jours en garde à vue pour des faits qui remontent à la manifestation du 20 octobre 2015, à Brazzaville.
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« Détention illégale d’armes de guerre, participation à une marche interdite et complicité d’incendie des édifices publics », ce sont finalement les trois chefs d’inculpation retenus contre l’opposant Paulin Makaya qui, après son audition mardi 1er décembre, par un juge d’instruction, a été placé à la maison d’arrêt de Brazzaville. Son avocat et ses militants dénoncent l’incarcération de l’opposant qui était au départ plaignant dans une « affaire de perquisition illégale et de tentative d’assassinat ».

Après 8 jours passés en garde à vue, Paulin Makaya a été entendu hier mardi par le juge du cinquième cabinet d’instruction qui lui a notifié trois chefs d’inculpation, énumérés ici par son avocat maître Hervé Malonga : « Je vais vous dire qu’on a fomenté trois chefs d’inculpation : la première, détention illégale d’armes de guerre ; la deuxième, pour avoir participé à une marche pacifique non autorisée ; et la troisième, complicité d’incendie volontaire ».

Maître Malonga rejette toutes ces inculpations et soutient que son client qui est désormais incarcéré à la maison d’arrêt est un prisonnier d’opinion : « Toutes les inculpations qui ont été portées contre monsieur Makaya ne tiennent pas. Monsieur Makaya dit bien qu’il a marché, de manière pacifique. Cela ne peut pas constituer une infraction. Moi je pense que la détention de monsieur Makaya Paulin est politique, monsieur Makaya Paulin est un détenu politique. C’est un détenu d’opinion ».

Les militants du parti Unis pour le Congo, dont Paulin Makaya est le principal dirigeant, ne comprennent pas pourquoi leur leader se retrouve seul en prison alors que l’initiative de marcher le 20 octobre dernier pour s’opposer au référendum a été prise par toute l’opposition, dite radicale.