Le président chinois, Xi Jinping, en visite en Afrique du Sud

Le président chinois, Xi Jinping, a été accueilli par son homologue sud-africain, Jacob Zuma, lors de son arrivée pour une visite d’Etat, le 2 décembre 2015.
© REUTERS/Sydney Seshibedi

Le président chinois est arrivé mercredi après-midi en Afrique du Sud. Une visite d'Etat en grande pompe, qui précède le sommet Chine-Afrique, qui doit se tenir vendredi et samedi prochains à Johannesburg. Ces dernières années, Pékin et Pretoria se sont beaucoup rapprochés. La Chine est même devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique du Sud depuis 2009.

« La Chine, c'est le futur », dit-on en Afrique du Sud. Pékin est premier partenaire commercial du pays. Et les échanges commerciaux entre les deux Etats ont explosé ces cinq dernières même si, pour l'instant, la balance commerciale est grandement en faveur de Pékin.

Pour le ministre à la Présidence, Jeff Radebe, il faut néanmoins dorloter son partenaire : « La Chine est le plus important partenaire commercial non seulement de l'Afrique du Sud, mais de toute l'Afrique. Ce qui montre que le futur est avec la Chine. Aussi devons-nous entretenir cette relation et cette coopération pour qu'elle soit mutuellement bénéfique ».

Développer ses infrastructures énergétiques

La Chine importe surtout des matières premières (fer, charbon, platine) alors que l'Afrique du Sud importe des produits manufacturés, électronique, électroménager, jouet. Aussi Pretoria souhaiterait rééquilibrer cette relation et voudrait notamment des investissements plus importants sur son territoire.

L'année dernière, le groupe Chinois Hebei and Iron Steel a ouvert une aciérie dans le nord de l'Afrique du Sud. Un projet qui va bien au-delà de la simple extraction de minerais. Mais l'Afrique du Sud a également besoin de la Chine pour développer ses infrastructures en matière de transport, logement, et surtout d’énergie.

Le pays qui soufre régulièrement de manque d'électricité prévoit de construire sept à huit centrales nucléaires dans les prochaines années. Pékin est sur les rangs pour ce marché public qui sera le plus gros de l'histoire sud-africaine.