Dialogue en RDC: le gouvernement tend la main à l'UDPS

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé
© Reuters

Le parti d’Etienne Tshisekedi s’était dit mardi 2 décembre « pas concerné » par le dialogue dans les conditions posées par le président Kabila. Or, c’était la principale formation de l’opposition à s’être dit jusque-là prête à participer, à avoir même été à l’origine de sa convocation. L’un des points d’achoppement, c’était la question du facilitateur international qui, pour l’UDPS, doit avoir un rôle central et dont il n’est nullement fait mention dans l’ordonnance convoquant le dialogue. Pour le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, le président Kabila est ouvert sur la question. C’est ce qu’il a dit au cours d’une conférence de presse.

Avec notre correspondante à Kinshasa,

Le président l’a dit lui-même, explique le ministre de la Communication Lambert Mendé, dans son discours à la nation Joseph Kabila a lui-même parlé d’un recours à la co-facilitation internationale, en cas de difficultés majeures. Si l’UDPS fait de cette question une difficulté justement majeure, la porte reste ouverte, a souligné le porte-parole du gouvernement.
 

Si l'UDPS estime que le dialogue doit comprendre une implication de la communauté internationale, il y a un point de jonction entre l'UDPS et le président Kabila.
Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement congolais
03-12-2015 - Par Sonia Rolley

Mais ce n’est pas le seul point d’achoppement pour l’UDPS. Dans son communiqué, le président du parti Etienne Tshisekedi a aussi noté que le chef de l’Etat congolais n’avait pas parlé dans son discours de respect de la Constitution et notamment des délais constitutionnels. Interrogé par plusieurs journalistes, le porte-parole du gouvernement a éludé la question, parlant plutôt des points de similitude entre ce communiqué et le discours du président.

Et c’est dans ce contexte qu’est arrivé mercredi 2 décembre l’envoyé spécial des Nations unies pour les Grands Lacs, mandaté par le secrétaire général de l’ONU, et ce en concertation avec les autorités congolaises, pour des consultations avec les acteurs politiques. Saïd Djinnit est sur la liste des co-facilitateurs possibles pour ce dialogue. Mais avant de le confirmer à ce poste, le secrétaire général attend de lui un rapport sur les contours de ce dialogue, auquel la dynamique de l’opposition et le G7 refusent de participer.