Mali: le cantonnement des groupes armés a pris du retard

Des militants indépendantistes du MNLA, à Kidal, dans le nord du Mali le 28 juillet 2013.
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Au Mali, le cantonnement des groupes armés du Nord, dispositif, prévu par l'accord de paix signé en juin dernier entre Bamako et ces groupes armés, prévoit que les combattants des groupes, ex-rebelles et milices pro-Bamako, soient rassemblés dans des sites spécifiques. Une étape cruciale sur le chemin de la paix, et qui connaît un immense retard.

Les travaux des trois premiers sites de cantonnement commenceront dans une dizaine de jours. Sept sites ont déjà été validés, sur un total de huit prévus initialement, même s'il pourrait finalement y en avoir davantage. La reconnaissance des derniers sites de cantonnement, proposés par les groupes armés eux-mêmes, est toujours en cours.

« Le premier critère bien entendu, c’est de s’assurer que les sites proposés sont sur des lieux sécurisés aussi bien pour les habitants qui seront mis dans ces sites et pour les populations qui seraient aux alentours, explique Radhia Achouri, porte-parole de la Mission des Nations unies au Mali. Ensuite, le deuxième critère a trait aux conditions de vie à fournir à ceux qui seront cantonnés ».

Le cantonnement des ex-rebelles de la CMA et des groupes pro-Bamako de la Plateforme est une première étape sur le chemin de leur désarmement et de leur démobilisation. Il doit aussi permettre de faciliter la lutte contre les groupes terroristes présents dans le nord du Mali, comme l’assure Radhia Achouri : « Le contentement servira énormément à distinguer qui est qui. C’est une opportunité des groupes armés de démontrer qu’ils n’ont rien à voir avec les activités terroristes ».

Aucune date n'est fixée, pour le début de ce cantonnement des groupes armés.