Mali: l’émir d’Aqmi confirme sa responsabilité dans l’attaque du Radisson

Devant l'hôtel Radisson à Bamako durant la prise d'otages, le 20 novembre 2015.
© REUTERS/Joe Penney

L'attaque avait fait 21 morts et blessé sept personnes contre l'hôtel Radisson Blue de Bamako au Mali, le 20 novembre dernier. Ce vendredi, un nouvel enregistrement audio d'Abdelmalek Droukdel, émir al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a confirmé sa responsabilité partagée avec Al-Mourabitoune dans cette action terroriste.

Dans ce communiqué audio, le chef al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) confirme que l'attaque de l'hôtel Radisson de Bamako a été menée conjointement avec un autre groupe jihadiste : Al-Mourabitoune. Depuis plusieurs mois, des rumeurs faisaient état de tensions voire de rivalités entre les chefs de ces deux organisations : Abdelmalek Droukdel, sans doute réfugié en Kabylie, et Mokhtar Belmokhtar, annoncé mort en juin dans un raid américain en Libye, mais toujours en vie selon le ministère français de la Défense.

Cette revendication commune tend plutôt à montrer un renforcement des liens entre ces deux Algériens, vétérans du jihad en Afghanistan. Ces deux hommes ont tous deux plusieurs fois renouvelé leur allégeance à al-Qaïda alors que chacun est confronté à des dissidences internes de leurs lieutenants préférant se tourner vers l’organisation Etat islamique, organisation ennemie.

En avril, Abdelmalek Droukdel diffusait d'ailleurs un message de félicitations aux rebelles syriens d’al-Qaïda unis dans une même coalition pour la prise de la ville d'Idlib. Il appelait indirectement les jihadistes sahéliens à suivre le même exemple et à cesser leurs luttes intestines. Un message qui a sans doute été entendu par l'organisation de Belmokhtar, le jihadiste le plus recherché du Sahel.