L'Afrique doit se «mettre à niveau» pour attirer les investisseurs

Le président chinois Xi Jinping à son arrivée à Pretoria pour le sommet Chine-Afrique, le 2 décembre 2015.
© REUTERS/Sydney Seshibedi

Le sommet Chine-Afrique se refermera, ce samedi 5 décembre, en fin de journée dans la métropole sud-africaine. La principale annonce sonnante et trébuchante fut celle du président chinois Xi Jinping à ses homologues africains qui a annoncé une enveloppe de 60 milliards de dollars d’aide chinoise à l’Afrique. Pour le président kényan, il est impératif que le continent se prépare à ces investissements massifs, qu’ils soient chinois ou autres. 

La grosse annonce du sommet Chine-Afrique, qui s'est tenu pendant deux jours en Afrique du Sud, a été évidemment les 60 milliards de dollars d’aide à l'Afrique promis par le président chinois Xi Jinping sur les trois prochaines années. Une aide essentiellement sous forme de prêts, pour aider l’Afrique à pallier à ses problèmes d’infrastructures, de formation et de manque de fonds nécessaires à son développement.

D’ailleurs ce samedi matin, le président kényan, Uhuru Kenyatta, s’est brièvement exprimé à la presse à ce propos. Pour lui, il est impératif que le continent se prépare à ces investissements massifs, qu’ils soient chinois ou autres et, toujours selon lui, cela passe par le développement des infrastructures et surtout de l’éducation.

L'Afrique doit se développer pour être plus attractive pour les investisseurs « pas juste pour les investissements chinois, mais pour tous les investisseurs étrangers. Je pense que justement cela fait partie de ce que nous essayons de faire, développer nos infrastructures, rendre l’éducation, notamment technique, prioritaire pour que nos jeunes, notre main d’œuvre atteignent un niveau de qualification requis par la communauté internationale. Nous faisons partie d’un continent qui se prépare à l’arrivée d’investissements extérieurs. Et cela a déjà commencé, pas juste au Kenya, mais aussi au Nigeria, en Ouganda. Il y a un intérêt croissant pour investir en Afrique, et cela ne vient pas juste des Chinois, mais du monde entier », a déclaré le président kényan Uhuru Kenyatta.

La jeunesse doit être formée afin de répondre aux standards internationaux. C’est un peu le problème, par exemple, de l’Afrique du Sud qui a une infrastructure routière et bancaire, mais les investisseurs se plaignent souvent du manque de formation de la main-d’œuvre. Si l’Afrique veut attirer les investisseurs « il faut qu’elle se mette à niveau », réitère le président kényan.