Libye: les deux camps proches d'un accord pour un gouvernement d'unité

Ewade Abdesadek (g), président de la délégation du Congrès national (Tripoli), et Ibrahim Fethi Amish, du Parlement reconnu par la communauté internationale, signent des documents en vue d'un accord dans la banlieue de Tunis, le 6 décembre 2015.
© AFP PHOTO / FETHI BELAID

Deux gouvernements se font toujours face en Libye : d’un côté celui en exil à Tobrouk, dans l’est du pays, et reconnu par la communauté internationale ; de l’autre, celui de Tripoli (Fajr Libya), à tendance islamiste. Alors que les négociations en vue d’une union nationale patinent depuis un an, des représentants des deux camps seraient parvenus à un accord ce dimanche 6 décembre à Tunis. Si cet accord aboutissait, l’Otan se dit prête à « assister » un futur gouvernement d'unité nationale.

Les deux camps se sont entendus sur le principe de former un gouvernement d’union nationale, après l’échec des discussions sous l’égide de l’ONU, et le rejet d’un premier accord trouvé en octobre.

Cette fois, le représentant du Parlement de Tripoli, parle d’une « occasion historique ». Un comité mixte devrait être chargé de choisir un chef du gouvernement et de deux vice-Premier ministre, mais l’idée doit encore être approuvée par les deux Parlements libyens.

Il y a urgence, car le groupe Etat islamique a gagné du terrain dans le pays. Outre ses camps d’entraînement, il y compterait 2 à 3 000 hommes, selon l’ONU.

Le chaos libyen pèse sur la stabilité régionale

Si un gouvernement d’unité nationale venait à être créé, l’Otan est prête à l’« assister ». Son secrétaire général, Jens Stoltenberg, ne précise pas comment. Il devrait s’agir dans un premier temps de maintien de la paix, car il se dit hostile à une opération militaire de l’Alliance sur place.

Une opération militaire que n’envisage pas non plus pour l’instant le président du Conseil italien, Matteo Renzi. L’Italie accueillera une conférence à Rome dans une semaine sur l’avenir de la Libye.