RCA: les propos de Nourredine Adam relativisés

Une moto passe devant un véhicule blindé des Nations unies près de la mosquée de Koudoukou où le pape François a rencontré l'imam Tidiani Moussa Naibi, à Bangui, le 30 novembre 2015.
© REUTERS/Stefano Rellandini

En Centrafrique, le référendum constitutionnel est prévu le 13 décembre. Nourredine Adam, chef de guerre de l'ex-coalition Seleka, a annoncé qu'il n'y aurait pas d'élections dans la zone qu'il prétend contrôler, notamment à Kaga Bandoro dans le nord-est de la Centrafrique. Une annonce qui n'inquiète pas outre mesure les autorités en charge des élections.

« Les déclarations de Nourredine sont à prendre avec des pincettes, nous ne voulons pas lui donner plus d'importance qu'il n'en a », confie un diplomate en poste à Bangui. La Minusca de son côté a dévoilé son dispositif visant à encadrer et sécuriser le processus électoral. Plusieurs milliers d'hommes, des patrouilles, des moyens aériens et une présence continue dans certaines villes clefs et dites sensibles, comme à Bambari et à Kaga Bandoro.

RCA: tension entre un chef de guerre de l'ex-Seleka et le gouvernement

Pas d'inquiétude donc, c'est le mot d'ordre dans les rangs de l'ONU et du comité stratégique des élections, qui avouent toutefois être « tout à fait conscient du potentiel de nuisance de Nourredine Adam ».

Beaucoup de groupes armés se sont dissociés de l'appel du chef des FPRC, notamment Mahmat al-Khatim, un proche de Nourredine qui fut son conseiller en matière de sécurité. A noter également l'appel du MPC, un autre groupe armé de Kaga Bandoro qui incite la population et ses membres à prendre part au processus électoral.

L'impact que pourraient avoir les menaces de Nourredine semble donc mesuré. D'autant que l'organisation du référendum est vue par beaucoup à Bangui comme « un galop d'essai logistique », avant les élections du 27 décembre.