Affaire Pistorius: le champion paralympique laissé libre sous caution

Oscar Pistorius au tribunal de Pretoria, Afrique du Sud, en octobre 2014.
© REUTERS/Mike Hutchings

Condamné la semaine dernière pour meurtre en appel, Oscar Pistorius reste libre, selon une décision rendue ce mardi par la justice sud-africaine. Dans l'attente du verdict, le champion paralympique va donc rester en résidence surveillée chez son oncle à Pretoria, bénéficiant d’une mise en liberté sous caution et sous conditions. Mais les avocats de l'athlète n'ont pas dit leur dernier mot.

Oscar Pistorius reste donc libre. Une liberté sous caution d’environ 700 euros et sous strictes conditions. Il reste assigné à résidence chez son oncle à Pretoria, il ne pourra sortir qu’entre 7 heures et midi, avec une autorisation préalable et dans un rayon de 20 kilomètres de la maison. Il devra également porter un bracelet électronique à l'extérieur de son domicile et doit remettre à la justice son passeport.

Des conditions donc bien plus sévères qu’auparavant puisque la semaine dernière, la Cour suprême d'appel a modifié le verdict. Elle l’a requalifié d’homicide involontaire à meurtre. 

Pistorius va faire appel de sa condamnation

Apparemment, cette libération sous caution n’est pas une surprise. Le procureur avait fait savoir qu’il ne s’y opposerait pas si les conditions - notamment le bracelet électronique - étaient acceptées. La préoccupation du procureur est bien sûr que l'athlète, qui risque maintenant 15 ans de prison, ne cherche à fuir.

Ce mardi matin, l’audience a duré tout juste une heure, après quoi l’athlète est retourné chez son oncle où il restera jusqu'à l’annonce de sa nouvelle sentence pour meurtre. Mais d’ores et déjà, ses avocats ont fait savoir qu’ils allaient faire appel auprès de la plus haute juridiction du pays, la Cour constitutionnelle.  Ils estiment que la Cour suprême d'appel est revenue sur le fond de l'affaire alors qu’elle n'est censée examiner que si le droit a été correctement appliqué.

Une dernière chance

Il s'agit de la dernière chance de l'athlète. Mais l'appel n'est pas automatique. Selon Mannie Witz, spécialiste en droit constitutionnel, c'est à la cour de décider si oui ou non elle se saisit de l'affaire. « Les avocats ont soulevé des points qui légalement se tiennent, mais maintenant cela dépend de comment les juges de la Cour constitutionnelle vont regarder l'affaire : s'ils estiment qu'il s'agit d'un cas d'importance nationale, qui touche le public, et surtout si les droits constitutionnels de Pistorius ont été bafoués. La suite dépend de si la Cour constitutionnelle leur donne le droit de les saisir sur cette affaire. »

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