Les chefs d'inculpation du général Diendéré précisés

Le général Diendéré.
© AFP PHOTO / AHMED OUOBA

Trois chefs d'inculpation pèsent contre le général Gilbert Diendéré dans le dossier de l'assassinat du capitaine Thomas Sankara. L'ex-bras droit de Blaise Compaoré doit répondre des faits d'« attentat, assassinat et recel de cadavre ». Poursuivi pour crime contre l'humanité dans l'affaire du coup d'Etat de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle, Gilbert Diendéré est déjà incarcéré à la maison d'arrêt des armées à Ouagadougou.

Le général Diendéré est mis en examen pour les chefs d'inculpation suivants : « attentat, assassinat et recel de cadavre ». Depuis l'ouverture de l'enquête sur l'assassinat de Thomas Sankara, c'est la première fois que son nom est cité officiellement dans ce dossier. Il est soupçonné par de nombreux observateurs d'avoir conduit le commando qui a abattu le capitaine Thomas Sankara. Considéré par certains leaders sankaristes comme la « boite noire » du régime de Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré ne s'est jamais publiquement prononcé sur les événements du 15 octobre 1987.

Dans un communiqué, le gouvernement de la transition salue le travail des magistrats en charge du dossier et précise qu'avec l'inculpation du général Gilbert Diendéré, la justice est en voie de mettre fin à l'impunité au Burkina Faso.

Le président du mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples souhaite pour sa part que cette procédure suive son cours en toute impartialité et que le droit de la défense soit respecté.

« Nous avons des raisons d'espérer qu'on aura la lumière sur cette affaire et les autres crimes de sang. Nous gardons l'espoir d'avoir une justice impartiale et équitable », a confié à RFI Chrisogone Zougmoré, le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP).

L'enquête sur la mort de l'ancien dirigeant de la révolution burkinabé a été ouverte après la démission forcée de Blaise Compaoré suite à une insurrection populaire, en novembre 2014. Ancien patron de l'ex-Régime de sécurité présidentielle, Gilbert Dienderé est déjà poursuivi pour crime contre l'humanité dans le cadre de l'affaire du coup d'Etat de septembre 2015.