Au Niger, l'opposant Hama Amadou reste en prison

Hama Amadou lors du congrès de son parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), à Zinder, au Niger.
© Fabien Mugneret/RFI

La Cour de cassation a décidé ce mercredi 9 décembre au matin de rejeter la demande de liberté provisoire de l'opposant Hama Amadou. Le leader du parti Moden Fa Lumana - et candidat à la prochaine présidentielle - est inculpé dans une affaire de trafic d'enfants entre le Niger et le Nigeria. Il est en détention depuis son retour au pays le 14 novembre dernier, incarcéré à la prison de Filingué.

Hama Amadou restera bien en prison, du moins pour quelques jours encore. Ainsi en a décidé la Cour de cassation qui a jugé irrecevable la demande de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats.

Une seule affaire était ce mercredi matin à l’ordre du jour à la Cour de cassation, selon le président du tribunal, Hama Amadou contre le ministère public. En deux phrases, le juge Ousmane Oumarou a vidé le dossier. « La Cour a jugé irrecevable la demande de mise en liberté provisoire et elle le condamne aux dépens », a-t-il conclu.

Déception dans le camp d'Amadou

Douche froide dans la salle d’audience de la Cour de cassation. La déception et l’amertume se lisaient sur les visages de tous les sympathisants d'Hama Amadou venus le soutenir.

Les avocats de la défense ne sont pas du tout surpris de cette décision. A la question : « Qu’allez-vous faire maintenant que la Cour a rejeté votre demande ? », maître Soulé Oumaru a répondu qu'il fallait que l'affaire « soit jugée sur le fond ».

Nous ne sommes pas du tout surpris de la décision.
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09-12-2015 - Par Moussa Kaka