Le nouveau ministre sud-africain des Finances promet une gestion saine

Le nouveau ministre sud-africain des Finances Pravin Gordhan avait déjà occupé cette fonction jusqu'en 2014. Ici, lors d'une allocution au Parlement à Cape Town le 26 février 2014.
© REUTERS/Mike Hutchings/Files TPX IMAGES OF THE DAY

En Afrique du Sud, un nouveau ministre des Finances, Pravin Gordhan, a été nommé lundi 14 décembre 2015. Il s’agit de la troisième nomination sud-africaine en une semaine. Mercredi 9 décembre, à la surprise générale, le président Jacob Zuma a limogé son ministre, Nhlanhla Nene, pour le remplacer par un inconnu proche du pouvoir. Cédant à la pression et provoquant un climat économique morose, le chef de l'Etat a dû revenir sur sa décision.

Dès sa nomination, Pravin Gordhan a tenté de calmer les esprits. Lors d'une conférence de presse, il s'est engagé à une gestion budgétaire saine tout en restaurant la confiance des investisseurs en faisant le nécessaire.

La gestion du ministère des Finances n’est pas nouvelle pour le Sud-Africain. Pravin Gordhan, troisième homme être nommés à ce portefeuille en moins d’une semaine, a déjà occupé ce poste entre 2009 et 2014.

« Nous sommes vraiment sérieux quand nous disons que la bonne gouvernance est non négociable », met en garde Pravin Gordhan, alors que de nombreux ministères sont pointés du doigt pour des dépenses abusives.

Le nouveau ministre ajoute : « Il est temps que des individus arrêtent de jouer avec des sociétés de l'Etat comme s'il s'agissait de leur jouet personnel, où vous pouvez piocher de l'argent dès que vous en avez envie. »

La devise sud-africaine s’est effondrée

Il faut dire que la nomination la semaine dernière d'un inconnu sans expérience, David van Rooyen, mais proche du pouvoir, au poste de ministre des Finances a semé un vent de panique.

Pour cause, la devise sud-africaine s'est effondrée, atteignant son plus bas niveau historique, à un dollar contre 16,05 rands et un euro contre 17,58 rands. Le retour de Pravin Gordhan a stabilisé les marchés.

Cela suffira-t-il à rassurer les investisseurs ? Les experts estiment que le président Jacob Zuma sort affaibli de cet épisode et a perdu le peu de crédibilité qui lui restait.
 

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