Lutte contre la piraterie: le navire «Mistral» en Côte d’Ivoire

Le BPC (bâtiment de projection et de commandement) français «Mistral» (L9013), ici en 2004 à Brest.
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A Abidjan, le porte-hélicoptères français Mistral a accosté au port depuis quatre jours. Un navire BPC (bâtiment de projection et de commandement) qui croise dans les eaux du golfe de Guinée pour aider les Etats africains à lutter contre la piraterie, la pêche illégale et le cas échéant effectuer des manœuvres conjointes avec les marines nationales.

Dans le jargon militaire, c'est ce que l'on appelle une « relâche opérationnelle ». Pendant une semaine, l'équipage du Mistral va procéder à des opérations tactiques avec les forces françaises basées en Côte d’Ivoire, mais aussi avec les forces armées ivoiriennes pour des manœuvres spécifiques dans les environs d'Abidjan et de San-Pédro.

Le but est de perfectionner des troupes qui sont déjà aguerries, selon le vice-amiral Emmanuel de Oliveira, préfet maritime de l'Atlantique. « Nous sommes très heureux de participer à l’entraînement des équipages de la marine ivoirienne, qui sont déjà excellents, dit-il. C’est une marine de haute mer capable d’aller affronter le mauvais temps, les ennemis et le grand large ».

Retour en France à la mi-janvier

La coopération militaire et maritime avec les Etats riverains du golfe de Guinée permet aussi de lutter contre la piraterie en haute mer et la pêche illicite. Des domaines dans lesquels la marine ivoirienne progresse également : « La pêche illicite, c’est dans ce domaine que nous avons mené beaucoup plus d’activités. Entre 2014 et 2015, nous avons fait près de 20 arraisonnements », détaille le contre-amiral Djakaridja Konaté, commandant de la marine nationale ivoirienne.

Au terme de ces opérations, le porte-hélicoptères Mistral lèvera l'ancre pour reprendre le cap vers le Sénégal d'où il rejoindra Toulon à la mi-janvier 2016.

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