Mali: la Minusma inquiète de la recrudescence des attaques terroristes

Les casques bleus de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali, ici, à Kidal, le 22 juillet 2015, ont commencé ce mardi à établir une zone de sécurité autour de la ville
© REUTERS/Adama Diarra

Au Mali, depuis l'attaque du Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre dernier, les attaques terroristes se multiplient, notamment dans le nord du pays. De plus petites envergures que l'attaque du Radisson Blu, elles dénotent cependant un regain d'activité des groupes terroristes, ce qui inquiète la Mission des Nations unies au Mali.

Tirs de roquettes sur le camp militaire de Gao, explosion d'une mine sur la route de Ménaka, attaque d'un point de contrôle à Bamba, ces derniers jours, et plus largement depuis l'attaque du Radisson Blu de Bamako, les attaques terroristes sont clairement en hausse.

Elles touchent principalement l'armée malienne et les casques bleus de la Minusma, dans le Nord, comme l’observe Radhia Achouri, porte-parole de la Mission des Nations unies au Mali : « L’environnement sécuritaire ne s’améliore pas. Dans certaines zones, ça ne fait que s’aggraver. Il faut absolument que l’on puisse avancer sur la mise en œuvre de l’accord de paix tant que les choses n’avancent pas. C’est seulement le terrorisme et la criminalité qui gagnent du terrain ».

Risque élevé pour les fêtes

La période qui s'ouvre est encore plus à risques du fait de la concomitance cette année des fêtes musulmanes du Maouloud, du Noël chrétien et de la nouvelle année. « Il y a plusieurs opérations qui sont effectuées pendant des journées symboliques pour faire le plus de mal et pour accentuer leur message que c’est la terreur qui va régner. La dernière attaque sur le Radisson a alerté tout le monde sur la nécessité d’être plus vigilant aux alentours de certaines fêtes nationales parce qu’il y a un mouvement massif de personnes pour fêter et, donc, on fait attention, on est vigilants, ayant pris les dispositions nécessaires pour sensibiliser notre personnel et pour renforcer notre sécurité », explique Radhia Achouri.

Après l'attaque du Radisson Blu, des patrouilles communes menées par les casques bleus et par les forces de sécurité maliennes avaient été instaurées dans la capitale Bamako. Elles ont cessé au début du mois, avec la levée de l'état d'urgence.