Kenya: une fausse alerte à la bombe déroute un avion d’Air France

Le Boeing 777 d'Air France sur le tarmac de l'aéroport de Mombasa au Kenya, le 20 décembre 2015.
© REUTERS/Joseph Okanga

Un Boeing 777 d’Air France en provenance de l’île Maurice et à destination de Paris a réalisé un atterrissage d’urgence, dans la nuit de samedi à dimanche à l’aéroport de Mombasa au Kenya, après la découverte d’un colis suspect. Une fausse alerte a annoncé le PDG de la compagnie aérienne dimanche après-midi.

Un avion de la compagnie Air France a été contraint d’atterrir d’urgence, dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa au Kenya, suite à la découverte d’un colis suspect, a fait savoir la police kényane. L’appareil était en provenance de l’île Maurice et à destination de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris.

Les experts en déminage sont immédiatement intervenus et tentaient encore dans l’après-midi de déterminer si l’engin en cause était une bombe ou non. « L'engin suspect trouvé et extrait de l'avion d'Air France est encore en train d'être analysé », a annoncé le ministère kényan de l’Intérieur en milieu d’après-midi sur son comte Twitter. Le PDG d’Air France Frédéric Gagey a ensuite déclaré que l’objet était inoffensif et qu’il s’agissait d’une fausse alerte. « Après analyse, il s'agit d'une fausse alerte (...) d'après les informations dont nous disposons », a-t-il dit.

Le vol AF 463, transportait 459 passagers et 14 membres d'équipage. Il avait quitté l'île Maurice à 21 heures locales (17 heures TU) et devait arriver à Paris à 5 heures locales (4h50 TU). Il a été dérouté au Kenya et s’est posé à l'aéroport international Moi de Mombasa, sur la côte est, à 00h37 locales (21h37 TU).

« Il a demandé un atterrissage d'urgence, après qu'un engin suspecté d'être une bombe a été découvert dans les toilettes. Un atterrissage d'urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués », a indiqué Charles Owino, un porte-parole de la police.

« Une espèce de minuteur »

Selon le ministre kényan de l’Intérieur Joseph Nkaissery, qui s’est rendu sur place, « les enquêteurs interrogent plusieurs passagers au sujet de l'engin qui a été trouvé à bord (du vol) d'Air France ».

Une source interne à Air France citée par l’AFP a décrit l'objet retrouvé comme étant composé de deux horloges digitales transparentes avec deux horaires différents, d'un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil ainsi que de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques. « Un ensemble composé de cartons et d'une espèce de minuteur », a affirmé le patron de la compagnie.

« C'est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l'île Maurice, pour savoir s'il y a eu une fouille des passagers avant qu'ils embarquent », a ajouté Joseph Nkaissery. « Rien à ce stade ne permet de dire qu'il y a eu une faille dans le dispositif de sûreté à l'escale de l'Ile Maurice », a quant à lui renseigné Frédéric Gagey.

Les passagers ont été évacués sur des toboggans. Un hôtel a été mis à leur disposition. « Nous sentions que les membres de l'équipage étaient tendus et que quelque chose n'allait probablement pas. Quand l'avion s'est arrêté, ils nous ont dit de courir vers les toboggans et de partir loin de l'avion », a rapporté à l’AFP John Stephen, un des passagers du vol. L’appareil, un Boeing 777 est longtemps resté sur la piste d’atterrissage avant d’être déplacé en fin de matinée. Le trafic a repris normalement sur l’aéroport.