Charnier des bérets rouges au Mali: y aura-t-il un procès?

Les femmes et les familles des bérets rouges assassinés attendent le verdict avec beaucoup d'espoir. Ici, à Bamako, le 14 décembre 2015.
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Plusieurs anciens hauts responsables militaires maliens sont poursuivis dans l'affaire du charnier des bérets rouges. Parmi eux, l'ancien meneur du coup d'Etat de mars 2012, Amadou Haya Sanogo. Vingt-et-un corps avaient été retrouvés dans une fosse à Diago, près de Bamako. Il s’agit de cadavres de militaires bérets rouges assassinés après une tentative de contre-coup d'Etat contre les putschistes bérets verts qui venaient de prendre le pouvoir. C’était en mai 2012. La justice doit dire, aujourd'hui, s'il y aura procès ou non contre les personnes accusées d'avoir joué un rôle dans cette répression meurtrière.

Parmi la vingtaine de personnes poursuivies, on compte l'ex-meneur du coup d'Etat de mars 2012, Amadou Haya Sanogo, mais aussi l'ancien ministre de la Défense, le général Yamoussa Camara ; l'ancien chef d'Etat-major général des armées, le général Dahirou Dembélé et l'ancien chef de la Sécurité d'Etat, le général Sidi Alassane Touré. Le parquet a requis des non-lieux pour ces trois généraux. Le verdict que doit rendre la Chambre d'accusation permettra de savoir s'il y aura un procès ou si les poursuites seront abandonnées.

« Nous comptons beaucoup sur la justice malienne. Dire qu’un non-lieu pourra être prononcé, nous ne le croirons pas parce que la justice malienne a les compétences pour analyser les différentes responsabilités qui sont impliquées dans ces dossiers. Oui, il est important que la justice soit rendue ; que la vérité éclate ; que les réparations soient faites », a déclaré, à RFI, Yacouba Dembélé, secrétaire général de l'association des parents et épouses des militaires bérets rouges assassinés.

Les familles des victimes demandent que des funérailles nationales soient organisées pour les bérets rouges assassinés.