RDC : La majorité présidentielle s’en prend au Front citoyen 2016

Des membres de l'opposition réunis à Kinshasa, le 15 septembre 2015 lors d'un meeting contre le souhait du président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat au terme des élections de fin d'année.
© AFP/Junior Kannah

Créé dimanche 20 décembre en RDC, le Front citoyen 2016 est accusé par la majorité présidentielle de vouloir provoquer des violences dans le pays. Joint par RFI, André-Alain Atundu, porte-parole du secrétaire de la majorité présidentielle, a promis que tout sera mis en œuvre pour empêcher la nouvelle entité de déstabiliser le pouvoir en place, en invoquant l’article 64 de la Constitution.  

La majorité présidentielle n’a pas tardé à réagir après la création du Front citoyen 2016 en République démocratique du Congo. En effet, cette nouvelle entité est déjà accusée par le porte-parole du secrétaire de la majorité présidentielle de vouloir provoquer des violences dans le pays.

Le Front citoyen, créé dimanche 20 décembre, compte une trentaine de signatures d’opposants politiques, d’organisations de la société civile et de mouvements citoyens dont l’objectif est d’empêcher le président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat interdit par la Constitution. André-Alain Atundu, le porte-parole du secrétaire de la majorité présidentielle, a d’ores et déjà annoncé que tout sera mis en œuvre pour empêcher les membres du Front citoyen de déstabiliser le pouvoir en place.

« Il y a l’obligation de maintenir l’ordre public pour qu’aucun groupe, aucun individu, ne puisse employer sa liberté aux dépens des autres. Voilà ce que le gouvernement devra faire. L’article 64 dit que « toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l’Etat ». Ces dispositions obligent chaque Congolais à se mettre au travers de ceux qui veulent renverser le régime constitutionnel. On ne peut pas parler aujourd’hui de « Kabila dégage », d’un programme en vue de rendre l’état ingouvernable alors que le mandat court encore. Donc c’est une tentative de renversement du pouvoir constitutionnel par des gens qui ont probablement leurs intérêts personnels ».