Burundi: Amnesty International appelle à «éviter le pire»

Le corps d'un homme tué à Cibitoke, un quartier contestataire de Bujumbura, le 9 décembre 2015.
© REUTERS/Jean Pierre Aime Harerimana

Le 11 décembre au Burundi, 87 personnes sont décédées lors d'affrontements « entre l'armée et des ennemis de la nation », selon un porte-parole de l'armée burundaise. Amnesty International revient sur ces évènements dans un rapport publié ce 22 décembre. L'association dénonce les exactions du gouvernement et appelle à des mesures urgentes de la communauté internationale.

« Dans l’escalade de la violence, il y a eu pratiquement une espèce d’emballement à partir du 11 décembre, analyse Alioune Tine, directeur d'Amnesty pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Des dizaines de personnes ont été tuées, les membres d’Amnesty International, et notamment les chercheurs qui étaient sur place, ont vu que beaucoup de personnes qui n’avaient absolument rien à voir avec les protestations, comme des gens qui vendaient des œufs, ou des téléphones portables, ont été tuées.

Ce qui fait qu’aujourd’hui nous avons de graves préoccupations par rapport à la sécurité des personnes, cela appelle très rapidement à l’intervention de l’Union africaine de la communauté internationale pour éviter le pire qui peut arriver à tout moment. »

→ Consulter le rapport d'Amnesty International : Burundi. Des enquêtes doivent être menées sur les exécutions extrajudiciaires et les homicides systématiques