Congo-Brazzaville: la création d'une Céni annoncée

Le président congolais Denis Sassou Nguesso s'adresse aux médias après avoir voté le 25 octobre à Brazzaville sur le référendum constitutionnel.
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Le président Denis Sassou-Nguesso a annoncé en début de semaine que l'élection présidentielle était avancée au premier trimestre 2016. Hier mercredi, le conseil des ministres a adopté un projet de modification de la loi électorale. Quels sont les changements envisagés ?

Le texte complet de l'avant-projet de loi n'est pas public mais dans le compte rendu du conseil des ministres, deux nouveautés, présentées comme des avancées importantes, sont mises en avant.

D'abord, l'adoption d'un bulletin unique pour les élections présidentielles et législatives. Ensuite, la création d'une Commission nationale électorale indépendante (Céni) qui serait donc un organe indépendant, selon le porte-parole du gouvernement, et disposerait d'une autonomie financière, ce qui n'est pas le cas de l'instance chargée d'organiser les élections aujourd'hui : la Conel.

Une évolution que le porte-parole du gouvernement n'hésite pas à qualifier de « spectaculaire », après un référendum contesté en octobre dernier. Mais on ne connaît pas davantage de détails sur cette Céni et notamment sur la composition de cette commission. Il insiste par ailleurs dans son compte rendu une nouvelle fois sur le fait que cet avant-projet de loi a fait l'objet d'un « consensus » avec l'opposition, ce que dément cette opposition.

La création d'une Céni et celle d'un bulletin unique étaient bien des revendications de l'opposition mais il y en a d'autres. Ont-elles été prises en compte ? Pour le savoir, il faudra attendre de connaître le contenu complet de cet avant-projet de loi. Texte qui, selon une source gouvernementale, doit être présenté dans les « plus brefs délais » au Parlement au cours d'une session extraordinaire.