Mali: l'intervention des forces françaises fait toujours des vagues

Soldats français de la force Barkhane dans le centre-ville de Gao.
© RFI/David Baché

L'intervention des forces françaises du week-end dans le nord du Mali, présentée comme une attaque de positions de terroristes-jihadistes, continue de faire des vagues. Un groupe armé pro-gouvernemental malien affirme que ce sont ses positions qui ont été attaquées. Les deux parties cherchent un terrain d'entente.

Même si chaque camp manifeste la volonté de calmer le jeu, la tension est toujours palpable. Côté armée française, on jure la main sur le cœur que ce sont des positions des terroristes qui ont été attaquées dans le Nord. Mais, au même moment, un message clair a été adressé au Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), un groupe armé pro-gouvernemental : « Vous n’êtes pas nos ennemis ».

Côté Mouvement de l’Azawad, on persiste et signe : « Ce sont bien nos positions qui ont été attaquées et c’est une bavure ». Des responsables du MAA parlent de plusieurs de leurs combattants tués et d’autres portés disparus. Et, comme s’ils étaient en colère, ils disent ne pas comprendre que l’armée française refuse de les laisser aller sur les lieux de l’attaque vers la localité de Ménaka.

Au même moment, le MAA joue à l’apaisement et entend coopérer si nécessaire avec l’armée française dans la lutte contre le terrorisme.  Ce vendredi les deux parties devraient poursuivre les négociations à Gao, dans le nord du Mali, afin de tirer la situation au clair et d’établir des relations de confiance.