Mali: dans le Nord, «terroristes» contre rebelles

Des militants indépendantistes du MNLA, à Kidal, dans le nord du Mali le 28 juillet 2013.
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

En enterrant hier vendredi leurs six combattants tués la veille, des responsables de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, qui est dans le processus de paix) ont crié vengeance. Vengeance contre les islamistes armés, contre al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), auteur de ces tueries.

C'est une position du Mouvement national de l’Azawad (MNLA), une composante de la rébellion réunie au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui a été attaquée dans la région malienne de Kidal, non loin de la frontière algérienne. Une attaque à l’arme lourde, selon plusieurs sources. Six combattants de la CMA ont été tués. Les assaillants sont qualifiés de « terroristes » par les groupes rebelles. « Terroristes », c’est par cette expression qu’on désigne dans le nord du Mali les islamistes armés.

Il n’y a pas longtemps, certains groupes islamistes avaient publiquement condamné la signature de l’Accord d’Alger par des mouvements armés du nord du Mali. Est-ce donc la cause de l’attaque meurtrière ? Pour le moment, personne ne le confirme, personne n’infirme.

Depuis quelques temps, les islamistes armés sont de plus en plus présents, de plus en plus visibles dans le nord du Mali. Au nez et à la barbe des forces onusiennes, ils circulent et ils distribuent même des tracts lors de certaines rencontres intercommunautaires.