Congo: l’opposition conditionne sa participation à la présidentielle

Opération de vote à Brazzaville lors des législatives de 2012.
© AFP PHOTO/GUY-GERVAIS KITINA

Au Congo-Brazzaville, l'élection présidentielle, initialement prévue pour juillet 2016, a été ramenée au premier trimestre de la même année par le président Denis Sassou-Nguesso qui l'a annoncé il y a cinq jours. L'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) et le Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), les deux principales plateformes de l'opposition, n'excluent pas leur participation au scrutin, mais posent plusieurs conditions.

Au siège de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) encore en construction, plusieurs dizaines de militants de l’opposition sont venus écouter les leaders de l’IDC et du Frocad qui ont affirmé leur disponibilité pour participer à la présidentielle anticipée, prévue courant premier trimestre 2016.

Mais les deux plateformes qui ont boycotté le tout dernier référendum posent des conditions et des préalables quant à leur participation au scrutin présidentiel. André Okombi Salissa est un des leaders de l’IDC : « Le minima, c’est quoi ? C’est que la Commission électorale doit être indépendante, pas seulement de nom comme ils ont dit, mais [aussi] dans le contenu. Puisque c’est une élection, il y a des Congolais qui viennent d’atteindre les 18 ans, est-ce qu’on va les exclure des listes ? Mais comment va-t-on les intégrer dans les listes si on ne peut pas faire un bon recensement ? »

Identification électronique

Les opposants exigent également l’identification électronique des électeurs, la délivrance des cartes d’électeurs biométriques et l’usage du bulletin unique. Pour Pascal Tsaty Mabiala, premier responsable du Frocad, le pouvoir et l’opposition doivent impérativement s’asseoir pour discuter afin de créer les conditions d’une élection crédible.