Violences à Djibouti: une ONG publie une liste provisoire des victimes

Une manifestation devant la prison de Gabode, le 30 août 2013. L'image a été diffusée par l'USN, un parti de l'opposition à Djibouti.
© DR / USN (Union pour le Salut National)

A Djibouti, pour la première fois, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) publie une liste provisoire des victimes des affrontements entre civils et forces de l'ordre survenus à Balbala, en périphérie de Djibouti, le lundi 21 décembre. Des violences meurtrières avaient éclaté en marge d'une cérémonie religieuse.

Dans le communiqué de presse de la Ligue djiboutienne des droits humains (à consulter en bas de l'article), on y voit des noms écrits noir sur blanc, répartis selon des colonnes : morts, blessés, disparus et prisonniers.

Cette liste est provisoire, explique le président de la LDDH, Omar Ali Ewado. « Lorsque l’armée a ouvert le feu sur les gens, ils se sont dispersés en bordure de la ville, on ne sait pas s’ils sont morts, vivants ou prisonniers. »

Selon l'ONG, 34 personnes sont portées disparues et 13 ont été arrêtées depuis le 21 décembre. Cette liste est jugée « crédible » par des sources à Djibouti et à Paris.

La LDDH a également interpellé le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies : « Nous demandons à la communauté internationale l’établissement d’une Commission indépendante qui va enquêter sur les causes et les conséquences pour savoir ce qu’il s’est passé. »

Cette organisation dresse un bilan provisoire d'au moins 29 morts et 52 blessés. De son côté, le gouvernement fait état de 7 victimes et 70 blessés, dont plusieurs policiers, lors d'affrontements entre civils et forces de l'ordre en marge d'une cérémonie religieuse.