Election aux Comores: la candidature de l'ex-président Sambi invalidée

L'ex-président des Comores Ahmed Abdallah Sambi, en 2009.
© AFP / Tony Karumba

La Cour constitutionnelle a statué sur les 29 candidatures qu'elle a reçues pour l’élection dont le premier tour aura lieu le 21 février 2016. L'ex-président Ahmed Abdallah Sambi s'est vu interdire l'accès à la compétition. Cette décision de la cour était prévisible et même attendue par les partisans qui n'avaient pas mis tous leurs œufs dans le même panier.

La candidature du prédécesseur du chef de l'Etat a été enterrée après des mois de polémique. En question, l'aspect « tournant » entre les îles de l'archipel des élections ou de la présidence, selon les interprétations. La Cour constitutionnelle a tranché : le président Ahmed Abdallah Sambi, élu lorsque le premier tour de la présidentielle s'était déroulé à Anjouan, ne peut se représenter maintenant que la tournante échoit à la Grande Comore.

En réaction, Ahmed Abdallah Sambi a déclaré qu'il ne ferait pas appel de la décision de la Cour constitutionnelle qui « a choisi d'être la porte-parole d'une vision étriquée de la nation comorienne ».

Autre explication possible à cet abandon de l’ex-président, son fidèle allié en politique Me Fahmi Saïd Ibrahim, député et leader du parti PEC, a déposé sa candidature quelques heures avant la clôture. Ce qui ne laisse guère de doute quant à la connivence entre les deux hommes, les colistiers du député étant tous membres du parti Juwa, dont le leader n'est autre qu'Ahmed Abdallah Sambi.

Les deux autres candidatures rejetées l'ont été à cause du non-respect de prérequis clairs tels que l'âge ou l'alphabétisation des candidats. Les campagnes vont pouvoir commencer.